Mieux connaître le concours général

Liens et documents utiles à la préparation

1. Exemples de copies primées

Élisabeth Vigée-Lebrun, "Tête de femme", 1780, École des Beaux-Arts, Paris (source : WGA).
Élisabeth Vigée-Lebrun, « Tête de femme », 1780, École des Beaux-Arts, Paris (source : WGA).

Copie ayant reçu le 1er accessit en 2006 : ici.
Copie primée en 1999 : ici.
Copie primée en 1998 : ici.
Copie primée en 1996 : ici.
Copie primée en 1988 : ici.
Copie primée en 1985 : ici.

2. Rapports de jury

Rapport 2013 : ici.
Rapport 2012 : ici.
Rapport 2011 : ici.
Rapport 2010 : ici.
Rapport 2009 : ici.
Rapport 2008 : ici.

3. Autre

Présentation officielle du Concours général : ici et .
Méthode de la dissertation, approfondissement (à adapter à l’épreuve de 6 heures hors programme du Concours général) : ici.
Topics concernant la composition française du Concours général sur un forum de discussion : ici ou encore .

Liste de sujets

1. Conception de la littérature

Sujet 2014 : « L’idéal n’est fécond que lorsqu’on y fait tout rentrer. C’est un travail d’amour et non d’exclusion. » Flaubert, Lettre à Louise Colet, janvier 1854. Dans quelle mesure ce propos éclaire-t-il votre approche de l’œuvre littéraire ?

Sujet 2011 : Dans ses Carnets, l’écrivain Joseph Joubert écrivait le 22 mai 1814 : « En littérature, il ne faut pas faire le beau. » Vous analyserez et discuterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples empruntés à des genres et des siècles variés.

Sujet 2010 : Pierre Bergounioux écrit dans L’invention du présent : « Au-delà de ce qui se donne pour la réalité, un monde plus juste, plus authentique, valable pour tous, est enfoui dans l’ombre et le silence. La tâche infinie de la littérature, d’âge en âge, est, serait peut-être de le porter au jour dans le registre qui lui est propre, sur le papier, en attendant qu’il advienne effectivement. » Vous direz ce que vous pensez de ce propos, en fondant votre réflexion sur des exemples précis, sans distinction de genre.

Sujets 2009 :

  • Il y a dans les vrais livres avec l’évidence même de la vérité dont ils témoignent une inépuisable réserve de mystère, de silence, d’énigme. » Vous confronterez cette affirmation à votre propre expérience de lecteur. (Philippe Forest écrit (Haïkus, etc. éd. Cécile Defaut, 2008, p. 79).
  • Henri Thomas écrit (La Chasse aux trésors, Gallimard, 1961, p. 210) : « Les œuvres puissamment imaginaires ne vont jamais, même les plus noires, sans un rayonnement de joie difficile à définir. » Vous confronterez à cette affirmation à votre propre expérience de la lecture.

Sujet 2003 : « C’est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (…) que pour l’auteur ils pourraient s’appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». (…) » (Marcel Proust).

Sujet 2002 : « Si toute la vie complexe de bien des gens se déroule inconsciemment, alors c’est comme si cette vie n’avait pas été. » (Léon Tolstoï).

Sujet 2001 : À quoi bon inventer des histoires ?

Sujet 1999 : Ce n’est pas « Pourquoi écrire ? » qui est intéressant, mais « Comment écrire ? »

Sujet 1998 : Qu’est-ce qu’une œuvre moderne ?

Sujet 1996 : Faut-il lire aussi entre les lignes ?

Sujet 1986 : « La durée des œuvres est celle de leur utilité, c’est pourquoi elle est discontinue. Il y a des siècles pendant lesquels Virgile ne sert à rien. » (Paul Valéry)

Sujet 1985 : Que veut-on dire lorsque l’on parle du « style » d’un auteur ?

2. Genres

a. Poésie

Sujet 2013 : « Le poème est le nom trouvé. Le faire-corps avec la langue est le poème. Pour procurer une définition précise du poème, il faut peut-être convenir de dire simplement : le poème est l’exact opposé du nom sur le bout de la langue » (Pascal Quignard, Le nom sur le bout de la langue, 1993). Vous analyserez et discuterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples précis.

Sujet 2006 : Dans Les Impostures de la poésie, essai publié en 1944, Roger Caillois écrivait : « Je crains que le poète, poussé par la croyance qu’il est possible d’isoler la poésie et d’en offrir une sorte de parfaite condensation, ne s’expose à quelque grave mécompte. Il anéantit ce qu’il entend purifier. Il chasse un fantôme, une vertu qui tire sa force, son rayonnement, son existence même de la matière, fût-elle vile, qui la supporte, de façon qu’il est aussi dénué de sens de vouloir l’en extraire que d’entreprendre de peindre un sourire sans le visage, sans les lèvres où il se dessine. »  Vous analyserez et discuterez ce propos dans un développement composé nourri d’exemples précis empruntés à des époques diverses de l’histoire de la poésie.

Sujet 1988 : « Le danger, quand on parle de poésie, est d’édicter des lois, de dresser un cadastre, de tracer des frontières : la poésie s’en moque et renaît toujours précisément là où on a décrété qu’elle n’était pas. » Vous direz, exemples à l’appui, quelle réflexions vous inspire ce propos d’Aragon.

b. Roman

Sujet 2012 : « Le mauvais romancier – je veux dire le romancier habile et indifférent – est celui qui essaie de faire vivre, d’animer de l’extérieur, et en somme loyalement, la couleur locale qui lui paraît propre à un sujet, lequel il a jugé ingénieux ou pittoresque – le vrai est celui qui triche, qui demande au sujet avant tout, et par des voies obliques et imprévues, de lui rouvrir une fois de plus l’accès de sa palette intime, sachant trop bien qu’en fait de couleur locale, la seule qui puisse faire impression, c’est la sienne », Julien Gracq, En lisant en écrivant. Vous analyserez et discuterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples précis.

Sujet 2008 : « La tension dramatique, c’est la véritable malédiction du roman parce qu’elle transforme tout, même les plus belles pages, même les scènes et les observations les plus surprenantes, en une simple étape menant au dénouement final, où se concentre le sens de tout ce qui précède. Dévoré par le feu de sa propre tension, le roman se consume comme une botte de paille. » (Milan Kundera).

Sujet 2004 : « Comme toute œuvre d’art, [le roman] vit d’une entrée en résonance universelle – son secret est la création d’un milieu homogène, d’un éther romanesque où baignent gens et choses et qui transmet les vibrations dans tous les sens. (…) » (Julien Gracq).

Sujet 1974 : Michel Butor assigne au romancier, « par rapport à la conscience que nous avons du réel » un triple devoir: de dénonciation, d’exploration et d’adaptation. Qu’en pensez-vous ?

c. Théâtre

Sujet 2007 : « Sans pouvoir dire au juste ce qu’est le théâtre, je sais ce que je lui refuse d’être : la description de gestes quotidiens vus de l’extérieur : je vais au théâtre afin de me voir, sur la scène (restitué en un seul personnage ou à l’aide d’un personnage multiple et sous forme de conte) tel que je ne saurais- ou n’oserais – me voir ou me rêver, et tel pourtant que je me sais être. Les comédiens ont donc pour fonction d’endosser des gestes et des accoutrements qui leur permettront de me montrer à moi-même, et de me montrer nu, dans la solitude et son allégresse. » (Jean Genet).

3. Mouvement littéraire / Classicisme

Sujet 2005 : « L’auteur contemporain Richard Millet conclut ses Notes sur le classicisme par la formule suivante : « Classique jusqu’à l’ellipse de l’individu dans une gloire de langue ». Vous analyserez puis discuterez cette réflexion en vous appuyant sur votre expérience de lecteur ».