2nde 7 – 2017-2018

Vous trouverez ici toutes les informations concernant la progression de la 2nde7 en classe de français (cliquez sur ce qui vous intéresse pour y accéder) :

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Fiches


Exercices d’orthographe et de grammaire

Et pour améliorer votre expression, consultez la page « Dire / Ne pas dire » de l’Académie française.

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Séquence 1 / La comédie à l’âge classique

Objet d’étude : La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme (septembre – novembre 2017)
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Costumes de Commedia dell’arte, gravure de 1642. Source : Gallica.

Problématique

Dans quelle mesure la comédie classique française est-elle l’héritière de la comédie antique ?

Cours introductif

I. [Préalable] LA NOTION DE GENRE

A. Distinguer genres et registres

  1. Genres
  2. Registres

B. Aristote, La Poétique

  1. Présentation de l’œuvre

NB. Pour faire écho à ce qui a été dit en classe de la façon dont Umberto Eco, en 1980, utilise l’œuvre d’Aristote dans l’intrigue de son roman policier Le nom de la Rose, voici une brève série d’extraits audio de la VF du film tiré de ce roman, en 1986, par Jean-Jacques Annaud :

2. Critères de classification des genres

C. Les critères de définition de la comédie

  1. Type de personnages
  2. Type d’intrigue
  3. Nature du dénouement
  4. Critères de la langue et du style

→ La question du registre comique dans le genre de la comédie

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II. QU’EST-CE QUE LE CLASSICISME ?

A. Un mouvement littéraire et culturel

  1. Période
  2. Domaines
  3. Définition

En complément, le diaporama ci-dessous représente les deux exemples de jardins classiques, « à la française », qui ont été montrés et analysés en classe, ainsi que deux tableaux relevant de ce mouvement culturel.

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B. Au théâtre, deux principes fondamentaux…

  1. La bienséance
  2. La vraisemblance

C. trouvant une traduction dans l’énoncé de règles

  1. À l’origine, l’unité de temps
  2. L’unité de lieu
  3. L’unité d’action
  4. L’unité de ton
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III. LE RAPPORT DES CLASSIQUES AUX MODÈLES ANTIQUES

A. La Querelle des Anciens et des Modernes

  1. Contexte
  2. Le point de vue des Anciens
  3. Le point de vue des Modernes

B. Imiter, qu’est-ce à dire ?

  1. S’inspirer
  2. Emprunter
  3. Adapter
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Correction du sujet d’invention n°2


Étude de textes

I. LA CRITIQUE DE LA CHICANE – COMMENT MENER L’EXPOSITION ?

A. L’exposition dans Les Guêpes d’Aristophane

Texte 1. Aristophane, Les Guêpes, 422 av. J.-C (trad. G.-G. Toudouze), v. 54-133.

1. Présentation de l’œuvre

→ La comédie de l’Antiquité grecque
→ L’auteur : Aristophane (c. 445-c. 380 av. J.-C.)
→ La pièce : Les Guêpes (422 av. J.-C.)

En complément, ci-dessous, The Wasps, musique de scène pour Les Guêpes, composée en 1909 par Vaughan Williams, ouverture interprétée par le Brigham Young University Philharmonic Orchestra, sous la direction de Kory Katseanes.

2. Analyse de l’extrait 

→ Un sujet d’actualité

℘ Des noms propres qui inscrivent l’action dans un temps et des lieux contemporains de l’écriture
℘ Une évocation des pratiques judiciaires en accord avec les habitudes du temps

→ Une scène de comédie

℘ Un sujet bas s’inscrivant dans la tradition de la comédie
℘ Des personnages bas, conformes à ce qui est attendu dans le genre de la comédie

→ Un prologue dans lequel le spectateur est impliqué

℘ L’extrait se situe au début de la pièce
℘ Le spectateur est impliqué dans la scène

B. Comment Racine, au début des Plaideurs, imite-t-il Les Guêpes ?

Texte 2. Racine, Les Plaideurs, I, 1, v. 1-49, 1669.

1. Présentation de l’œuvre

→ L’auteur : Racine (1639-1699)
→ La pièce : Les Plaideurs (1669)

2. Analyse de l’extrait

→ L’imitation d’Aristophane

℘ Les points communs
℘ Les adaptations

→ Une exposition classique ?

℘ Un léger effort d’adaptation aux règles classiques
℘ Mais une vraisemblance toute relative

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II. L’HORIZON DU MARIAGE : UNE FIN DE COMÉDIE PARFAITEMENT HEUREUSE?

A. Tout est bien qui finit bien dans Le Dyscolos de Ménandre : mais est-ce bien la fin?

Texte 3. Ménandre, Le Dyscolos [Le Grincheux], IV, 5, v. 708-759, 317 av. J.-C. (trad. Marie-Paule Loicq-Berger).

1. Présentation de l’œuvre

→ L’auteur : Ménandre (c. 343 – c. 292 av. J.-C.)
→ La pièce : Le Dyscolos (317 av. J.-C.)

2. Analyse de l’extrait

→ La perspective du mariage de la jeune fille…

℘ Le mariage est au centre de cette scène
℘ Et il s’agit d’un mariage heureux

→… mais en dehors du cadre du dénouement

℘ Une allure de dénouement
℘ Mais une scène qui n’est pourtant pas un dénouement

B. Un dénouement aigre-doux dans Le Misanthrope de Molière

Texte 4. Molière, Le Misanthrope, V, 4 et dernière, v. 1669-1808, 1666.
Captation de cet extrait dans la mise en scène de Clément Hervieu-Léger, Comédie-Française, 2007.

1. Présentation de l’œuvre

→ L’auteur : Molière (1622-1673)
→ La pièce : Le Misanthrope (1666)

2. Analyse de l’extrait

→ Comment le motif du mariage est-il traité dans cette scène ?

℘Une série d’unions avortées
℘ La conclusion, finalement, d’une union heureuse
℘ Une variation aigre-douce sur la fin attendue dans une comédie

→ Quel effet ce dénouement produit-il sur le spectateur ?
→ En quoi la mise en scène de C. Hervieu-Léger (à visionner ci-dessous) prend-elle des libertés avec le texte de Molière et les habitudes du théâtre du XVIIe siècle ?

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III. QUAND LA COMÉDIE VOIT DOUBLE – FRÈRES, SŒURS, SOURCES, ÉNONCIATION

A. Les Adelphes de Térence : un duo, fruit d’une double imitation

Texte 5. Térence, Les Adelphes, prologue et scène première, 160 av. J.-C.

1. Présentation de l’œuvre

→ L’auteur : Térence (190-159 av. J.-C.)
→ La pièce : Les Adelphes (160 av. J.-C.)

2. Analyse de l’extrait

→ Des imitations en cascade mises en évidence par le prologue
→ Comment l’exposition se fait-elle dans le monologue de la scène première ?

Cette partie du cours sera rapidement vue en classe – en guise de récupération de l’heure manquée le 7/11/17, le détail de l’étude de ce texte peut être lu ici : Cours sur Térence.

B. Double-jeu à la faveur de la double énonciation dans L’École des maris de Molière

Texte 6. Molière, L’École des maris, II, 9, v. 713-792, 1661.
Captation de cet extrait dans la mise en scène de Thierry Hancisse, Comédie-Française, 2000.

1. Présentation de l’œuvre

→ La pièce : L’École des maris (1661)

2. Analyse de l’extrait

→ Étude de la double énonciation dans la scène
→ Comment la mise en scène souligne-t-elle l’usage des différents niveaux d’énonciation dans cette scène ?

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Lecture cursive

Corneille, Tite et Bérénice (dans Pierre Corneille, Tite et Bérénice et Jean Racine, Bérénice, éd. Dominique Moncond’huy, Paris, Editions de la Table ronde, coll. La petite vermillon, n° 95, 2016 (1ère édition : 1998), 7,1€

NB. La pièce de Jean Racine également publiée dans cet ouvrage sera étudiée en œuvre intégrale lors de la deuxième séquence (l’ouvrage servira de support tout au long du premier trimestre).

Correction du contrôle de lecture n°1 : Corneille, Tite et Bérénice

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Séquence 2 / Une tragédie sans sang versé
Bérénice de Racine

Objet d’étude : La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme (novembre-décembre 2017)
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Cliché de R. Pic, Bérénice de Racine dans une mise en scène de P.-É. Deiber à la Comédie-Française, le 14 novembre 1962 [Source : Gallica]

Problématique

En quoi cette pièce est-elle une tragédie ?

Cours introductif

  • Rappel sur les catégories aristotéliciennes
  • Définition de la tragédie :
    • un genre qui suscite la crainte et la pitié
    • un genre qui vise la catharsis, ou purgation des passions
    • un genre dans lequel le poids de la fatalité se fait sentir
    • type de personnages
    • type d’intrigue
    • nature du dénouement
    • critère de la langue et du style

À écouter pour accompagner votre lecture de la pièce : la captation audio d’une représentation de Bérénice par la troupe de la Comédie française et diffusée sur France Culture pour la première fois le 19 novembre 2017 (cliquez sur le titre de la pièce pour y accéder).


Étude de textes

Extrait n°1 – I, 1 et 2

Étude de la symétrie de construction des actes I et II de la pièce : Antiochus, un « mini-Titus ».

Extrait n°2 – II, 4 (du v. 885 à la fin de la scène)

Extrait n°3 – au choix

  • Choisir un passage de la pièce d’une trentaine de vers qui présente une unité de sens.
  • Préparer une étude littéraire du texte, soit la forme d’une explication de texte ou d’un commentaire au choix
  • Préparer un exposé de 10 minutes environ pour présenter cette étude pour le 9/01/18.


Séquence 3 / La question religieuse dans la littérature d’idées, de l’âge classique aux Lumières

Objet d’étude : Genres et formes de l’argumentation. XVIIe et XVIIIe siècles (janvier-février 2018)
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Eau-forte anonyme, « Jeu allégorique de la raison ou facétie philosophique représentant la grande guerre de Voltaire et de Rousseau contre les aëropolites ou les marchands d’air qui sacrifient le dieu de la nature au dieu de l’école », Paris, 1798 [Source : Gallica].

Problématique

Comment s’expriment les idées sur un sujet de société sensible sous un régime de monarchie absolue et dans une époque pré-révolutionnaire ?

Cours introductif

  • La question religieuse, une question de société centale dans un contexte d’absence de séparation des Églises et de l’État
  • Présentation des Lumières, mouvement llittéraire et culturel du XVIIIe siècle : place de la raison, articulation étroite à la littérature d’idées
  • Le cas de Voltaire et de l’affaire Calas en 1763 dans le Traité sur la tolérance (lecture cursive) : un engagement contre l’injustice articulé à une réflexion sociale et politique.
    • A venir en fin de semaine : le corrigé en ligne du contrôle de lecture.

Étude de textes

[Cliquez sur les mentions « Texte X » (porteuses d’un lien hypertexte)
pour accéder au fichier du texte en question]

Texte 1 – La Fontaine, Fables, VII, 10 « Le Curé et le mort » (1678)
[et texte complémentaire, La Fontaine, Fables, VII, 11 « La laitière et le pot au lait » (1678)]

  • Comparez les deux fables : quels sont leurs points communs et leurs différences ?
  • Dans la première fable, quelle est l’image qui nous est donnée du curé ?
  • Montrez que « Le Curé et le mort », malgré un sujet peu comique en soi, utilise malgré tout l’humour afin de critiquer une des dérives de l’église de l’époque.

⇒ Écrit d’invention : réécrire la fable (en prose ou en vers) en adoptant un ton pathétique.

Pour aller plus loin, vous pouvez écouter l’émission « Les chemins de la philosophie » du 5 février 2018 dans laquelle Adèle Van Reeth s’entretient avec Patrick Dandrey, professeur à l’Université de la Sorbonne, au sujet du Tartuffe de Molière. Même si le propos est parfois un peu difficile à suivre pour des lycéens, il est éclairant et je vous engage à l’écouter.

Texte 2 – Montesquieu, Lettres persanes, lettre XXIV (1721)

  • Questions à préparer
  • Eléments de cours audio

Annexe au cours audio n°1 / tableau des correspondances entre les mois chrétiens et musulmans dans les Lettres persanes
Maharram → Mars Rhegeb → Septembre
Saphar → Avril Chahban → Octobre
Rebiab I → Mai Rhamazan → Novembre
Rebiab II → Juin Chalval → Décembre
Gemmadi I → Juillet Zilcadé → Janvier
Gemmadi I → Août Zilhagé → Février
Annexe au cours audio n°2 / Figurer les Turcs et les Persans

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Annexe au cours audio n°3 / Texte complémentaire (commenté dans le cours audio)

 Jean-Paul Marana, L’Espion turc, tome II, lettre 34.

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