Images : comparaison, métaphore

Robinet Testard, Secrets d’histoire naturelle,
« Sri Lanka », Ms. B.N. fr 22971, f. 60, c. 1480-1485 [Source : Mandragore].

Faisons le point sur deux figures de style importantes, comparaison et métaphore.
Ces deux figures de styles font partie de la grande catégorie des images. Un auteur emploie des images lorsqu’il ne désigne pas la personne, l’idée, le sentiment ou la chose dont il parle par le mot ou le groupe de mots adéquats, mais qu’il met en valeur un aspect de cette réalité en la mettant en relation avec une représentation différente, que lui suggère son imagination. [exemple : utiliser l’image de la rose pour la jeune fille permet d’insister sur certaines qualités associées à cette fleur : beauté, fragilité, jeunesse, fraîcheur …]


Comparaison

Dans une comparaison, il y a toujours trois éléments en présence :

  • le comparé (celui qui supporte la comparaison)
  • l’outil de comparaison
    • mot ou locution invariables : « comme », « tel que » …
    • mais aussi verbe permettant de comparer le sujet à l’objet : « ressembler à » …
  • le comparant (= l’image proprement dite)

Exemples –

Cette jeune fille ressemble à une rose

Elle est comme un poisson dans l’eau


Métaphore

La métaphore est un peu moins facile à repérer parce qu’elle n’est représentée dans la phrase que par deux éléments (cas 1 : la métaphore in praesentia) voire par un seul (cas 2 : métaphore in absentia)

Cas 1 : Métaphore in praesentia

Ce nom vient du latin et signifie que la métaphore se fait « en présence » du comparé. Par rapport à la comparaison, le seul élément qui est effacé est l’outil de comparaison :

Exemples –

Cette jeune fille est une véritable rose

Arsinoé, cette pie, a tout raconté à ses amis

Cas 2 : Métaphore in absentia

Cette fois, la métaphore se fait « en l’absence » du comparé. C’est dans ce cas que le lecteur peut avoir plus de difficultés à repérer l’image ou – surtout – à l’interpréter (puisque il faut qu’il retrouve mentalement le comparé disparu pour bien comprendre ce dont parle l’auteur). Le contexte permet la plupart du temps de comprendre qu’on a affaire à une image.

Exemples –

Une rose entra alors dans la pièce (pour désigner une jeune fille)

Les fruits de l’amour* (pour désigner des enfants)

[*NB.  Ici, la métaphore se combine avec une périphrase]

© 2016 Claire Sicard. Tous droits réservés