Question sur corpus

Il faut consacrer environ une heure aux questions transversales portant sur le corpus d’un sujet de bac, que l’on peut répartir comme suit :

  • environ 30 min. pour lire, crayon en main, le corpus en cherchant les éléments susceptibles de vous aider à répondre à la question (1) et organiser un plan au brouillon (2)
  • environ 30 min. pour rédiger DIRECTEMENT sur la copie, votre réponse en suivant scrupuleusement le plan détaillé préalablement élaboré (1 idée = 1 paragraphe).

Il s’agit d’un travail assez bref (une page recto et verso maximum) vous engageant à COMPARER les différents textes sur un plan thématique et / ou formel. Il faut donc savoir se montrer synthétique (aller à l’essentiel) et organisé (préparer un plan avant de rédiger).

A

Les correcteurs de l’épreuve attendent :

– Une BRÈVE introduction (un paragraphe de 5 ou 6 lignes) présentant le corpus de façon problématisée : il ne s’agit nullement de recopier, en les juxtaposant, toutes les informations données par le paratexte (titres longs des œuvres, chapitrage, noms d’auteur et période de publication)  mais de les analyser pour présenter rapidement le corpus, la question et justifier que celle-ci soit posée sur celui-là. On peut, notamment, s’appuyer sur d’éventuelles remarques sur le genre ou le registre de ces textes pour problématiser, avant de s’engager dans le traitement de la question.

– Un développement organisé en deux ou trois paragraphes (1 § par partie) dans lequel les textes ne sont pas considérés isolément et successivement, mais dans une perspective comparatiste. On essaie autant que possible de regrouper les textes qui ont des similitudes, on les confronte les uns aux autres pour faire apparaître des différences. C’est donc à vous de choisir l’ordre dans lequel vous évoquerez les textes : rien n’interdit a priori de les prendre dans l’ordre dans lequel les textes sont fournis dans le sujet mais seulement si, sur un plan logique, cela s’impose. Rien n’interdit non plus de commencer sa démonstration par les textes B et D avant de consacrer un second développement aux textes A et C, par exemple. Ce qui doit primer, c’est la clarté et la logique de votre démonstration.

– Dans ce développement, des citations précises et pertinentes pour chaque texte, venant à l’appui de la démonstration.

– Une phrase de conclusion apportant une réponse nuancée à la question initiale, et ouvrant éventuellement sur un autre problème.

Sont lourdement sanctionnés :

  • les « oublis » de texte. Mieux vaut, avec prudence, tenter l’interprétation d’un des textes que l’on aurait moins bien compris, que faire comme s’il n’apparaissait pas dans le corpus
  • l’absence de citations
  • l’effet catalogue (« dans le premier texte il y a… ; dans le second texte il y a… »)
  • les listes non rédigées
  • les longueurs inutiles
  • les fautes de copie (titres d’œuvres, noms d’auteur, citations approximatives)

Enfin, évitez autant que possible dans votre version définitive (qui, comme tout autre exercice de français doit être intégralement et correctement rédigée) de désigner les textes par des lettres ou des chiffres : préférez « dans cette fable de La Fontaine » à la formule « dans le texte C », ou « cette scène de Molière » à « ce texte B ».