Agrégations de Lettres 2021

Cette page accompagne le cours de méthodologie de la dissertation dispensé aux étudiants des Universités de Poitiers, Orléans et Tours. On y trouvera des ressources utiles à la préparation des agrégations externes, internes et spéciale de Lettres Modernes, Lettres Classiques et Grammaire. Seules les épreuves de littérature française, littérature comparée et cinéma sont concernées par la veille d’agenda et de ressources en ligne.

[dernière mise à jour : 10 octobre 2020]


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Boîte à outils

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Agenda

Ce chapitre recense les manifestations en lien avec les agrégations de Lettres organisées partout en France. La plupart d’entre elles font l’objet de publications écrites, d’enregistrements audio ou vidéo. On les retrouvera au fur et à mesure de leur diffusion dans le chapitre suivant, « Ressources en ligne ».

  • 18 novembre 2020, journée d’études consacrée à Boileau à Lyon (ENS/Lyon 3).
  • 21 novembre 2020, journée d’étude consacrée au programme de grammaire (MA-XXe s.), Université de la Sorbonne [lieu et programme à préciser].
  • décembre 2020, journée d’étude consacrée à Villon, Université de Paris, org. Anne Paupert [date, lieu et programme à préciser].
  • 5 décembre 2020, journée d’étude consacrée à Murnau, Université de la Sorbonne [lieu et programme à préciser].
  • 4-5 décembre 2020, journée d’étude consacrée à George Sand, Université de la Sorbonne [lieu et programme à préciser].
  • 20 janvier 2021, journée d’étude consacrée à Casanova, Université de la Sorbonne [lieu et programme à préciser].

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Ressources en ligne

Intégralité des programmes de littérature française
  • A venir.

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Littérature comparée – Première Question « Solitude et communauté dans le roman » (McCullers, Duras et Wolf) [LM. ext. / spé.]

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Littérature comparée – seconde Question « Formes de l’amour. Sonnets de la modernité » (Browning, Neruda, Pasolini) [LM. ext. / int.]

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Villon

→ Au programme : François Villon, Lais, Testament, Poésies diverses, dans Lais, Testament, Poésies diverses, édition bilingue, publication, traduction, présentation et notes par Jean-Claude Mühlethaler, avec Ballades en jargon, édition bilingue, publication, traduction, présentation et notes par Éric Hicks, Paris, Honoré Champion, Champion Classiques Moyen Âge, 2004. La partie au programme correspond aux p. 43 à 368 (notes, variantes et leçons rejetées comprises).


Journée d’agrégation virtuelle

Une première journée d’agrégation, sous forme de conférences enregistrées, a été organisée à l’initiative de Muriel Ott (Université de Strasbourg). La plupart de ces communications sont d’ores et déjà disponibles en ligne. Attention, les liens ne s’ouvrent pas sous certains navigateurs (par exemple Safari). Privilégiez Firefox ou Chrome pour lire les vidéos.


Ouvrages et articles

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Marguerite de Navarre (ext. / spé. / gram.)

→ Au programme : Marguerite de Navarre, L’Heptaméron, édition de Nicole Cazauran, Paris, Gallimard, Folio classique, n° 3359, 2020.

  • Perspective introductive, une conférence consacrée à Marguerite de Navarre par Verdun-Léon Saulnier, le 22 février 1952, au Collège de Poésie de Paris.
    [Il faut bien sûr replacer cette intervention dans son contexte. D’abord, on n’aborde plus exactement l’étude de l’œuvre de Marguerite de Navarre aujourd’hui comme on le faisait au début des années 1950. Ensuite, cette conférence porte sur l’auteur de façon générale plus que sur l’Heptaméron (même s’il est aussi question de ce recueil majeur) puisqu’il s’agit de présenter Marguerite de Navarre avant la représentation de l’une de ses pièces de théâtre. Toutefois V.-L. Saulnier est un grand seiziémiste et vous pouvez tout de même tirer profit de l’écoute de cet enregistrement].
  • Bibliographie de la SFDES pour l’agrégation 2021
    [Etablie par Valérie Montagne, Gary Ferguson et Marie-Claire Thomine, cette bibliographie fournit des références utiles à la préparation. Les auteurs de ce document attirent l’attention sur les particularités de l’édition au programme : le texte de base en est l’édition Gruget de 1559 (c’est-à-dire parue 10 ans après la mort de la reine de Navarre), complétée par le manuscrit dit de Berlin (à ce sujet, voir les p. 49-51 et 606-610 de l’édition Cazauran-Lefevre). Or les éditions et/ou les sources sur lesquelles ont pu travailler les critiques, auteurs des articles indiqués ci-dessous et plus largement des analyses présentées dans la bibliographie, ne sont en général pas celles-là. Ainsi, « Le choix de cette édition implique une certaine vigilance de la part des candidats à l’agrégation, dans la lecture des ouvrages et articles de critique littéraire ; tous en effet se réfèrent quasiment à la version de l’œuvre établie à partir du manuscrit BN fr. 1512. Or, le texte fourni par Claude Gruget s’éloigne sur plusieurs points de ce manuscrit : outre le changement de prénom pour deux des devisants, Guebron pour Geburon, Emarsuitte pour Ennasuit(t)e, on note des tournures grammaticales, des éléments lexicaux, une ponctuation et une orthographe témoignant de parti-pris linguistiques différents ».]
  • Bibliographie de la SFDES pour l’agrégation 2006
    [Bibliographie établie par Nicole Cazauran et Isabelle Garnier – l’édition demandée était alors celle de M. François, fondée sur le texte du manuscrit BN fr. 1512 corrigé par des éléments paratextuels (titres de journées par exemple) issus du BN fr. 1524. Il faut par ailleurs noter que cette année-là seules les première, deuxième, troisième et septième journées figuraient au programme. Même si cette bibliographie d’agrégation n’est pas la seule dans les archives du genre – le recueil ayant été de nombreuses fois mis au programme du concours, en littérature française ou en littérature comparée, par exemple en 1977 ou en 1992 – nous renvoyons spécifiquement à celle-ci, car Valérie Montagne, Gary Ferguson et Marie-Claire Thomine précisent que leur propre « bibliographie a été conçue dans la continuité de celle du programme 2006 et doit se lire en diptyque avec elle ; […] aucun des textes critiques indiqués par Nicole Cazauran et Isabelle Garnier, aussi indispensables fussent-ils pour une bonne compréhension de l’œuvre » n’ont été repris dans la version la plus récente].
  • Comparaison de l’ordre des nouvelles dans les éditions de 1558 et de 1559.
  • Rapport de jury de l’agrégation externe de Lettres Classiques 2006
    [La section consacrée à l’exercice de la leçon comporte des sujets sur l’Heptaméron. Attention toutefois, les références données ne correspondent évidemment pas à la pagination de notre édition].

Articles

  • Cazauran Nicole, « À propos de l’Heptaméron. Lecture de la cinquième nouvelle », Littératures 25, automne 1991, p. 17-28.
    [Après avoir rappelé les répercussions sur la stabilité du texte de la diffusion d’abord manuscrite du recueil et la prudence à laquelle cela doit donc engager dans l’interprétation, N. Cazauran (dont l’édition de l’Heptaméron est justement au programme cette année) s’intéresse à la nouvelle V. Elle montre que si le schéma et les ressorts comiques en sont simples, en revanche le récit – qui, notamment, joue à différents niveaux de l’ironie – comme la leçon à en tirer – empreinte de théologie et de métaphysique – ne le sont pas].
  • Cazauran Nicole, « Les devisants de l’Heptaméron et leurs “nouvelles„ », Revue d’histoire littéraire de la France, n°96, 1996/5, p. 879-893.
    [C’est une étude « au ras du texte » qui est proposée dans cet article de N. Cazauran, et à l’agrégation c’est justement ce qu’il faut. Il s’agit de voir comment, à la fin de chaque débat, les devisants introduisent ou concluent les récits et comment ceux-ci sont désignés. Cette analyse stylistique et lexicale est évidemment le point de départ d’une réflexion générique].
  • Defaux Gérard, « Marguerite de Navarre et la guerre des sexes : Heptaméron, première journée »French Forum 24, n° 2, 1999, p.133-161.
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ». Partant du propos introductif de J. Lyons et M. McKinley dans leur édition américaine de l’Heptaméron, dont il souligne qu’il est marqué par la théorie des gender studies et qu’il lui paraît incomplet, G. Defaux défend ici l’idée que la guerre des sexes, certes présente dans le recueil (et notamment dans la première journée, dont il analyse précisément la structure), n’y est pas représentée comme une fin en soi. Elle n’est au contraire qu’un point de départ, rapidement dénoncé et dépassé par une œuvre qui parvient à imposer une forme d’équilibre, d’équité et de sens de la nuance. Defaux considère ainsi que le recueil relève d’un projet concerté, unifié et structuré, imprégné par la foi évangélique de la reine de Navarre].
  • Defaux Gérard, « De la bonne nouvelle aux nouvelles. Remarques sur la structure de l’Heptaméron »French Forum, vol. 27, n° 1, 2002, p. 23-43.
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ». Il reprend et prolonge la thèse défendue dans le précédent, en se centrant sur le problème de la structure, qui a également divisé la critique. C’est l’occasion d’expliciter les soubassements théoriques et idéologiques de lectures opposées, d’une part celle qui voit à l’œuvre une macrostructure chapeautant fermement l’ensemble (à la façon de E. Duval), quitte à ce que le procédé paraisse systématique, et d’autre part celle qui envisage des modalités d’articulation plus souples, en « récits modulaires » (M. Jeanneret). Defaux, prenant position de façon polémique, se range dans le premier camp. Il se fonde, pour défendre cette lecture d’un recueil à l’architecture solide, sur la généalogie du recueil et propose une lecture évangélique de son organisation, propre selon lui à relayer « la bonne nouvelle »].
  • Eichel-Lojkine Patricia, « Ce qui change avec l’Heptaméron », conférence prononcée en janvier 2020 au Mans, colloque Faire court : théories du récit bref et lectures des Fables de La Fontaine (livres I-VI).
  • Erickson-Bouzrara Nancy, « Lecture et séduction dans la 13e nouvelle de l’Heptaméron », Lectrices d’Ancien Régime, Brouard-Arends Isabelle (dir.),  Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2003, p. 639-647.
  • Ferguson Gary, « Péchés capitaux et “vices italiens„ : l’avarice et ses complices dans L’Heptaméron de Marguerite de Navarre », Seizième Siècle, n°4, 2008, p. 73-87.
    [L’article interroge le rôle narratif de l’avarice, propose une typologie des usages du motif dans les nouvelles (dans le contexte du mariage, en lien avec une vision critique du clergé ou des Italiens) et défend l’idée que la façon dont cette question est traitée dans le recueil renseigne sur les positionnements de Marguerite de Navarre, en matière religieuse comme, plus largement, sociale. Dans le cadre de cette étude, G. Ferguson examine en particulier les nouvelles 21, 40, 42, 51, 55, 56].
  • Ferguson Gary, « Mal de vivre, mal croire : l’anticléricalisme dans L’Heptaméron de Marguerite de Navarre »Seizième Siècle, n°6, 2010, p. 151-163.
    [Le tiers des nouvelles du recueil met en scène, à un titre ou un autre, la critique du clergé. Ce sont ces 24 nouvelles (n. 1, 5, 11, 19, 22, 23, 25, 29, 31, 33, 34, 35, 41, 44, 46, 48, 55, 54, 56, 60, 61, 64, 65, 72) qui sont ici étudiées. G. Ferguson montre que si les religieux sont critiqués pour leurs mœurs, dans une tradition bien établie depuis le Moyen Age et même partagée par des catholiques modérés, les reproches qui leur sont faits sont plus profondément d’ordre théologique car si les moines se comportent mal, c’est d’abord parce qu’ils croient mal. Cette leçon des textes permet de situer la position religieuse de Marguerite de Navarre et de la replacer dans les débats théologiques de son temps. Selon Ferguson, elle se démarque de la vision érasmienne (celle notamment de son directeur de conscience Guillaume Briçonnet) qui reproche surtout aux religieux d’égarer les fidèles dans leur croyance soit par vice soit par ignorance mais qui ne va pas jusqu’à contester « qu’ilz soient de la vraie fontaine resaisiéz » (Briçonnet, cité p. 156). Marguerite paraît plus sévère sur cette question et se rapprocherait donc davantage de la position des protestants. Ferguson observe également que les cordeliers sont des cibles privilégiées dans ces nouvelles. Des raisons historiques et sociales peuvent être avancées pour l’expliquer mais le nom même des membres de cet ordre (qui sont par corde liés à leur « faux cuyder ») offre d’intéressantes pistes littéraires complémentaires].
  • Foehr-Janssens Yasmina, « Marguerite de Navarre, Heptameron, nouvelle 70 : une tradition féminine de la mort par amour ? »Mnémosynes. La réinvention des mythes chez les femmes écrivains, D. Kunz Westerhoff (dir.),  Genève, Georg, 2008, p. 171-191.
  • Grimm Jürgen, « L’expression de la morale dans L’Heptaméron et dans les Fables »La Fontaine et l’héritage de l’Europe humaniste (15-16 novembre 2001), Le Fablier. Revue des Amis de Jean de La Fontaine, n°13, 2001, p. 90-95.
    [Partant du constat que La Fontaine fut lecteur de l’Heptaméron, et que fables comme nouvelles ont en commun de proposer des récits exemplaires, articulant « corps » de la narration et « âme » morale, J. Grimm s’intéresse ici aux différents types de moralités que l’on peut observer chez le fabuliste ou chez Marguerite de Navarre. Pour l’Heptaméron en particulier, il distingue trois grandes catégories : les nouvelles dont la moralité, limpide, double en quelque sorte le récit ; celles où la leçon n’émerge pas clairement du récit lui-même mais nécessite l’éclairage des devisants pour être vraiment dégagée ; et enfin celles dont les conclusions restent confuses et ambiguës. C’est dans cette dernère catégorie qu’il classe notamment la nouvelle XII à laquelle il s’intéresse plus particulièrement, en rendant compte des lectures différentes qui ont pu en être données par quelques critiques].
  • Lebègue Raymond, « Les sources de l’Heptaméron et la pensée de Marguerite de Navarre », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 100ᵉ année, n° 4, 1956, p. 466-473.
    [Dans cette communication, R. Lebègue rappelle d’abord que certaines des nouvelles du recueil relatent des événements contemporains avérés mais que, si la reine de Navarre insiste à de multiples reprises sur le fait que ses devisants rapportent des « histoires véritables », il est évident, à l’examen d’autres recueils, que ses sources sont aussi littéraires ou tirées de la tradition orale. Constatant par ailleurs que les critiques ont eu du mal à s’accorder sur ce qu’ont pu être les convictions religieuses de Marguerite de Navarre, il propose, pour caractériser plus finement la nature de ses convictions, d’observer la manière dont elle traite et réécrit ses textes-sources. Il voit alors des constantes dans les différents exemples qu’il étudie : une forme de féminisme et de piété évangélique, empreinte de ficinisme].
  • Le Cadet Nicolas, « Les “piteuses histoires„ de L’Heptaméron et les histoires tragiques du XVIe siècle », Réforme, Humanisme, Renaissance, n°73, 2011, p. 23-39.
  • Lire L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, dir. Dominique Bertrand, Clermont-Ferrand, PU Blaise Pascal, 2006.
  • Montagne Véronique, « L’Heptaméron de Marguerite de Navarre : éléments pour une poétique du dialogue inséré », Bulletin de l’Association d’étude sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, n°54, 2002, p. 53-78.
  • Montagne Véronique, « La polémique dans l’Heptaméron de Marguerite de Navarre : remarques sur quelques formes de l’argumentation ad personam », Réforme, Humanisme, Renaissance, n°61, 2005, p. 25-36.
  • Montagne Véronique, « L’argumentation d’autorité dans l’Heptaméron de Marguerite de Navarre »Réforme, Humanisme, Renaissance, n°63, 2006, p. 75-89.
  • Nanni Romano, « Au temps d’Isabelle : en relisant l’Heptaméron de Marguerite (« nouvelle dixneufiesme ») », Louise de Savoie (1476-1531), Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2015, p. 277-288.
  • Pich Edgard, « “Les règles du jeu„ dans L’Heptaméron de Marguerite de Navarre »Studi Francesi, 174 (LVIII | III) | 2014, p. 533-542.
  • Reyff Simone de, « Rolandine, ou “II n’y a pas d’amour heureux„ : quelques remarques à propos de la XXIe nouvelle de l’Heptaméron », Bulletin de l’Association d’étude sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, n°30, 1990, p. 23-35
  • Roger-Vasselin Bruno, « Marguerite de Navarre et le ficinisme dans L’Heptaméron : l’exemple de la nouvelle 19 », Réforme, Humanisme, Renaissance, n°65, 2007, p. 93-110.
  • Tournon André, « “Ignorant les premières causes…„ : jeux d’énigmes dans l’Heptaméron »Réforme, Humanisme, Renaissance, vol. 89, n° 2, 2019, p. 37-58 (Première parution dans la revue Cahiers Textuels, 34/44, n°10, 1992, p. 73-92).
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ». Il s’agit du second volet d’une étude dont la première partie est parue en anglais et n’est pas en libre accès (Tournon André, “Rules of the Game », Critical Tales : New Studies of the « Heptameron » and Early Modern Culture, John D. Lyons et Mary B. McKinley (dir.), University of Pennsylvania Press, Philadelphia, 1993, p. 188–200). André Tournon met à l’épreuve la lecture de Gabriel-A. Pérouse fait du recueil. Il cherche ainsi à pénétrer les « règles du jeu » de l’Heptaméron et montre que si on peut en déterminer en effet certaines qui fonctionnent pour des sous-unités du texte – par exemple la première journée où « Le sens circule dans l’intervalle [des propos des devisants et des nouvelles qu’il racontent], parfois en étincelles fulgurantes » – elles ne sont toutefois pas généralisabes à l’ensemble du recueil. Rendant plus particulièrement compte d’indécisions, ou d’imprécisions apparentes, qui constituent autant d’énigmes pour le lecteur, Tournon fait l’hypothèse que ces incertitudes sont ménagées à dessein dans la structure de l’œuvre, pour provoquer chez le lecteur une impression d’instabilité interprétative. En somme, on pourrait considérer que Marguerite ferait en quelque sorte expérimenter à son lecteur, par ce trouble et cette indécision, certains aspects de sa vision du monde, empreinte de foi évangélique, selon laquelle l’homme  selon la formule de Geburon à Oisille « n'[a] pas été appel[é] au conseil privé de Dieu [et] ignor[e] les premières causes »].
  • Viet Nora, « Caméron, Décaméron, Heptaméron : la genèse de l’Heptaméron au miroir des traductions françaises de Boccace »Seizième Siècle, n°8, 2012, p. 287-302.
    [L’article présente deux traductions françaises du Décaméron de Boccace. L’une parue à la fin du XVe siècle (Caméron, trad. Antoine Vérard, 1485), est assez libre par rapport au texte source et passe outre certaines nouveautés italiennes pour inscrire plutôt le recueil dans une tradition exemplaire moins polyphonique et plus austère. L’autre (Decameron, trad. Antoine Le Maçon, 1545), dédiée à M. de Navarre qui en est la commanditaire, est plus proche de l’original italien et restitue notamment le renouvellement esthétique caractéristique de l’œuvre de Boccace. L’hypothèse défendue, en comparant les textes dans une perspective de génétique, est que, même si M. de Navarre jugeait sans doute que la traduction de Vérard trahissait et défigurait l’original italien, au point qu’il soit nécessaire de remettre sur le métier l’ouvrage, ce Caméron, si médiocre et infidèle soit-il, a toutefois pu influencer, en particulier au début de l’écriture de l’Heptaméron, la structure et le ton de l’ouvrage, notamment dans leurs dimensions morale et didactique. Cette influence semble s’estomper sans pour autant disparaître totalement une fois la traduction de Le Maçon parue].

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Boileau

→ Au programme : Boileau, Satires et Art poétique, dans Satires, Épîtres, Art poétique, édition de Jean-Pierre Collinet, Paris, nrf Poésie / Gallimard, n° 195, 1985. Les textes au programme sont respectivement aux p. 47 à 163 et 225 à 258 (Préface des Œuvres diverses, édition de 1701, comprise).

  • Un bref extrait du cours sur l’Histoire de la Littérature française d’Alain Viala, vol 3, Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés, 2013, avec une lecture de vers de Boileau par Daniel Mesguich
  • La Satire en vers au XVIIe siècle, dir. L. Godard de Donville, Littératures classiques, n° 24, 1995.
    [En cours de lecture. L’article de Michel Magnien (p. 11-28) est passionnant, comme toujours, mais pas directement exploitable dans la perspective de votre programme. Vous tirerez en revanche profit de la claire synthèse de Pascal Debailly à propos de l’influence de Juvénal sur la satire française  (p. 29-47). ]
  • Delaporte Victor, « L’Art poétique » de Boileau : commenté par Boileau et par ses contemporains, Genève, Slatkine reprints [Fac-sim. de l’éd. de : Lille : Société de Saint-Augustin, 1888]
  • Pineau Joseph, L’Univers satirique de Boileau : l’ardeur, la grâce et la loi, Genève, Droz, 1990. [A consulter en bibliothèque]

Articles

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Voltaire (int.)

→ Au programme : Voltaire, Zadig, dans Zadig et autres contes orientaux, édition de Jean Goldzink, Paris, Pocket, collection Classiques, 2009 ; Candide, édition de Jean Goldzink, Paris, Flammarion, collection GF, 2016 ; L’Ingénu, édition de Jean Goldzink, Paris, Flammarion, collection GF, 2017.

  • Bibliographie de la Société des Études Voltairiennes.
  • Conférences dijonnaises de la préparation aux agrégations de Lettres modernes et de Lettres Classiques (24 octobre 2019) – méthodologie de la dissertation à partir d’un sujet sur les Contes de Voltaire, par Stéphanie Genand : lien 1/2 et lien 2/2. Voir aussi, sur Célène, la version écrite du corrigé de S. Genand.
  • Conférences de la journée d’études sur Voltaire de l’U. de Nanterre du 10 janvier 2020 [Source : webtv.parisnanterre.fr, site sur lequel on peut voir toutes les conférences ci-dessous mises en ligne sous forme de vidéos. Fournir un lien direct vers chacune d’entre elles spécifiquement n’étant pas possible sur ce site, j’intègre une des versions audios de ces conférences, téléchargeables à partie du site de Nanterre].
    • Renaud-Bret-Vitoz, « Le théâtre dans Zadig, Candide et l’Ingénu« .
    • Gerhardt Stenger, « La justice de Dieu et des hommes ».
    • Marc Hersant, « Les larmes et le rire : expressions de l’indignation chez Voltaire ».
    • Magali Fourgnaud, « Rerum concordia discors : discordance et harmonie dans les contes voltairiens ».
    • Alain Sandrier, « Retour sur l’épisode du nègre de Surinam ».
    • Jean Goldzink, « La religion dans l’Ingénu ».

Articles

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Casanova (ext. / Spé./ gram.)

→ Au programme : Casanova, Histoire de ma vie, édition de Jean-Christophe Igalens et Érik Leborgne, Paris, Laffont, Bouquins, 2017 (1ère éd. 2013), t. 1, p. 681 à 1313, soit le « 3e tome de mes mémoires ». Mais des pages 681 à 929, ne figurent au programme que les pages de droite (= une seconde version du texte).

  • « Giacomo Casanova (1725-1798) : une vie, une œuvre », émission de Matthieu Garrigou-Lagrange, invitée : Françoise Estèbe, France Culture, 8 décembre 2012.

Articles & ouvrages

Attention : comme l’indique très précisément l’édition inscrite à votre programme, l’établissement du texte, à partir d’une source manuscrite, est une question cruciale pour cette œuvre, qui a donc donné lieu à des choix éditoriaux différents. Il est donc capital de lire et d’étudier l’œuvre dans l’édition au programme. Or, dans la liste ci-dessous, tous les ouvrages et articles ne se fondent pas nécessaiement sur cette édition. C’est évident pour les publications antérieures à 2013 (date de l’éd. Igalens / Leborgne) et je ne le précise alors pas. Mais il arrive que des travaux ultérieurs utilisent d’autres sources que celle qui doit impérativement être la vôtre. En ce cas, je l’indique à la suite de la référence. En tout état de cause, vous devez aborder ces analyses en ayant bien en tête que leurs auteurs  n’ont pas sous les yeux la même leçon de texte que vous.
En outre, puisque n’est inscrite à votre programme qu’une partie de l’œuvre, demandez-vous toujours si les analyses proposées concernent bien cette partie, et non d’autres passages d’Histoire de ma vie .

  • Bertrand Gilles, « Masque et séduction dans la Venise de Casanova », Dix-huitième Siècle, n°31, 1999, p. 407-428.
  • Casanova : « écrire à tort et à travers », Raphaëlle Brin (dir.), Paris, Classiques Garnier, 2016, en particulier :
    • Brin Raphaëlle, « “On m’accusera d’être trop peintre là où je narre plusieurs exploits d’amour„. Casanova et l’écriture érotique », op. cit., p. 33-54.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
    • Dulac Angéline, « “Le caprice me fit répondre que j’étais médecin„. L’art médical de Casanova dans l’Histoire de ma vie », op. cit., p. 85-100.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
    • Ganofsky Marine, « À la faveur de la nuit. Figures féminines de la nuit dans l’Histoire de ma vie de Casanova », op. cit., p. 69-84.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
    • Lahouati Gérard, « Écriture et images de soi. Quelques réflexions sur le manuscrit de l’Histoire de ma vie et sur sa publication dans la Bibliothèque de la Pléiade », op. cit., p. 163-183.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
    • Simiand Guillaume, « Casanova entrepreneur », op. cit., p. 101-121.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
    • Tilkin Françoise, « Topographie du dégoût casanovien », op. cit., p. 55-68.
      [Article disponible via l’ENT de l’Université, soit en passant par l’application « Bibliothèque », soit directement à cette adresse].
  • Delon Michel, Casanova, histoire de sa vie, Paris, Découvertes Gallimard, 2011.
    [Ouvrage disponible à la BU des Tanneurs 2 – Salle 2 (858.6 CAS D), U. Tours]
  • Igalens Jean-Christophe, Casanova, l’écrivain en ses fictions, Paris, Classiques Garnier, 2013.
    [Ouvrage disponible à la BU des Tanneurs 2 – Salle 2 (858.6 CAS), U. Tours]
  • Lahouati Gérard, « « Un français parfumé. » Casanova », Littérature, 2017/1 (n° 185), p. 9-23.
    [Article disponible via l’ENT de l’Université à cette adresse. L’édition suivie n’est pas celle inscrite au programme mais celle de la Pléiade].
  • Lesne-Jaffro Emmanuèle, « L’Histoire de Ma Vie de Casanova, une mémoire littéraire européenne ? », Travaux de Littérature, n° XXII, 2009, p. 203-214.
  • Mandosio Jean-Marc, « Un « esprit familier » au siècle des Lumières : Paralis et la cabale divinatoire de Casanova »,  De Socrate à Tintin : Anges gardiens et démons familiers de l’Antiquité à nos jours, Boudet Jean-Patrice et Faure Philippe (dir.), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, p. 209-247.
  • Toubiana Guy-David, « Casanova acteur ou les vertiges de l’illusion », Dix-huitième Siècle, n°28 : L’Orient, 1996, p. 449-454.
  • Toubiana Guy-David, « Duel et substitution chez Casanova », Littératures, n°40, 1999, p. 151-156.

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Sand

→ Au programme : George Sand, Mauprat, édition de Jean-Pierre Lacassagne, Paris, Gallimard, Folio Classique, n° 1311, 1981.

  • Deux liens vers l’édition de 1837, numérisée sur Gallica :

    Attention : il ne s’agit pas là de la version publiée dans l’édition à votre programme. Cette édition princeps d’août 1537 suit exactement l’état du texte paru en quatre livraisons dans la Revue des deux Mondes d’avril à juin 1837. En revanche Jean-Pierre Lacassagne édite le texte tel qu’on le trouve dans deux éditions d’Œuvres et d’Œuvres illustrées parues toutes deux en 1852.

  • Mauprat au théâtre : drame en cinq actes adapté d’après son roman par George Sand (représentation au théâtre de l’Odéon en 1853)
Estampe à caractère publicitaire représentant des scènes de Mauprat, joué à l’Odéon, Paris, 28 novembre 1853. Source : Gallica.
  • Adaptation cinématographie de Mauprat par Jean Epstein en 1926 (film muet).
  • Emission de Stéphanie Duncan du 25 novembre 2018, rediffusée le 12 avril 2020 « George Sand 1837, un été à Nohant » (France Inter).
    L’émission saisit la vie de George Sand à la mi-juin 1537 – peu après qu’elle est parvenue à obtenir la séparation légale de son mari violent, Casimir Dudevant, et deux semaines après la publication du dernier épisode de Mauprat dans la Revue des deux mondes, alors qu’elle a 33 ans. L’invitée de Stéphanie Duncan est l’historienne Michelle Perrot, spécialiste de l’Histoire des femmes et auteur d’un essai intitulé George Sand à Nohant. Une maison d’artiste (Paris, Éditions du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 2018). Leurs échanges encadrent une fiction écrite par Christine Spianti mettant en scène Sand dans sa maison de Nohant où elle accueille des amis, le couple formé par Franz Liszt et Marie d’Agoult, l’avocat et futur député François Rollinat ainsi que le comédien Bocage. La pièce radiophonique est certes exagérément didactique mais elle permet tout de même d’entrer dans l’univers de la romancière à l’époque de l’œuvre au programme : ses idées politiques socialistes inspirées par Pierre Leroux, ses conceptions sur l’éducation, sa relation avec un mari qui a menacé deux ans plus tôt de la tuer, son rapport à la nature – éléments propres à éclairer l’étude du roman – y sont abordés.

Articles

  • Anastasaki Elena, « Jeux de narration et de pouvoir dans Leone Leoni et Mauprat de George Sand », George Sand Studies, 25, 2006, p. 52-66.
    [Article mis en ligne sur le site Academia à cette adresse. Pour ceux qui ne pourraient pas y accéder, voir ici].
  • Bernard-Griffiths Simone, « L’hospitalité dans Mauprat (1837) », Essais sur l’imaginaire de George Sand, Paris, Classiques Garnier, coll. « Études romantiques et dix-neuviémistes », n°74, 2018, p. 221-246.
    [L’ouvrage est accessible via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque »].
  • Bozon-Scalzitti Yvette. « Mauprat ou la Belle et la Bête », Nineteenth-Century French Studies, vol. 10, n°1/2, 1981, p. 1-16.
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ».]
  • Bricault Céline, « La Tour Gazeau dans Mauprat de George Sand », « O saisons, O châteaux » : Châteaux et littérature des Lumières à l’aube de la modernité (1764-1914), Pascale Auraix-Jonchière (dir.), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, p. 93-111.
  • Caors Marielle, George Sand et le Berry. Paysages champêtres et romanesques, Paris, Royer, coll. saga Lettres, 1999, fin de la première partie : « Dossier Mauprat ».
  • Ebara Naoko, « Mauprat de George Sand : un roman progressiste », Gallia, 35, 1995, p. 9-17.
  • Flory Emmanuel, « Sémiologie des fleurs et jardins dans Mauprat », Fleurs et jardins dans l’œuvre de George Sand, Simone Bernard-Griffiths et Marie-Cécile Levet (dir.), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Révolutions et romantismes », 2006, p. 201-212.
  • George Sand : Terroir et histoire, Dauphin Noëlle (dir.), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006. En particulier :
    • Boutry Philippe, « Mauprat à l’Index (30 mars 1841) », op. cit., p. 169-200.
      Mauprat fait partie des treize ouvrages de G. Sand mis à l’Index en 1840-1842. L’auteur de la censure de ce roman, le jésuite belge Augustin Delacroix, motive sa décision en quatre pages. Il procède à la fois à une sorte de critique littéraire de l’œuvre, à un examen de son contenu sur le plan du dogme et à une enquête intertextuelle visant à mettre au jour les références et influences repérables. Sa méfiance s’exprime notamment à l’égard de l’habileté narrative et stylistique de la romancière qui, selon lui, pourrait laisser croire à une œuvre morale alors même que l’exaltation des passions et l’organisation générale du récit lui paraissent faire en réalité le lit d’opinions déviantes. Ce serait là un des dangers du genre romanesque qui, sous couvert de récits fictifs particuliers, peut instiller des pensées et des analyses plus générales, en contradiction avec la morale et la vision du monde chrétiennes. Sur le plan du dogme, les critiques du censeur portent plus succinctement sur trois points : d’abord l’anticléricalisme de l’œuvre – particulièrement marqué dans Mauprat et héritage sans doute d’une tradition remontant aux Lumières [NB. et même sans doute antérieure] ; le manquement à la foi jurée ensuite, qui affaiblit le caractère sacré de l’engagement marital (même si M. de la Marche et Edmée de Mauprat ne sont que fiancés dans cette ntrigue) ; enfin sur un trait plus proprement romantique, la tentation de se donner la mort, tant chez Bernard que chez Edmée, qui paraît relever aux yeux du censeur d’une forme d’apologie du suicide. Pour ce qui concerne les références sous-jacentes à l’œuvre, il pointe en particulier l’influence en effet très explicite de Jean-Jacques Rousseau, « coryphée de l’impiété » dont la plupart des  œuvres ont également été mises à l’Index. Mais il ne perçoit apparemment pas la distance critique dont fait preuve à son égard le personnage du narrateur vieillissant – distance qui, certes, sera accentuée par les corrections de l’édition de 1851 que nous étudions et dont ne disposait évidemment pas le censeur de 1841. Il repère également l’influence , implicite cetet fois, de Félicité Robert de Lamennais, prêtre en rupture avec l’Eglise dont les idéaux sociaux ont inspiré notamment le théoricien du socialisme Pierre Leroux.
    • Bertrand-Sabiani Julie, « De l’utopie à l’histoire : Mauprat et le Journal de décembre 1851 », op. cit., p. 219-230.
  • Kallel Monia, « Le Dialogisme naissant dans les les fictions de 1830 : le cas de Mauprat et de “La Marquise„ », George Sand : Intertextualité et Polyphonie II. Voix, image, texte, Nigel Harkness et Jacinta Wright (dir.), Bern, Peter Lang. Coll. French studies of Eighteenth and Nineteenth Centuries, 2011, p. 51-67.
  • Kerlouégan François, « L’éros des marges dans les premiers romans de George Sand, d’Indiana (1832) à Mauprat (1837) », La Marginalité dans l’œuvre de George Sand, Pascale Auraix-Jonchière, Simone Bernard-Griffiths et Marie-Cécile Levet (dir.), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Révolutions et romantismes », 2012, p. 23-35
    [Ouvrage disponible à la BU des Tanneurs 2 – Salle 2 (848.7 SAND M), U. Tours]
  • Kerlouégan François, « D′un château l’autre : famille et idéologie dans Mauprat de George Sand », Balzac et consorts. Scénographie familiales des conflits historiques dans le roman du XIXe siècle, Pascale Auraix-Jonchière (dir.), Leiden / Boston, Brill / Rodopi, 2015.
  • Le Bail Marine, « George Sand, au cœur des marges : Mauprat et Consuelo », texte d’une communication prononcée dans le Cycle « Romancières » de l’Université Populaire de Bordeaux, 2017.
  • Mallia Marilyn, L’Importance du roman gothique anglais dans les premiers romans de George Sand, thèse de doctorat soutenue à l’Université de Southampton, 2014, p. 159-171 [3. Itinéraires gothiques sandiens / Mauprat (1837), et deux mises à l’épreuve parallèles].
  • Novak-Lechevalier Agathe, « George Sand : une théâtralité singulière ? Indiana et Mauprat au regard des romans de Stendhal et de Balzac », Écriture, performance et théâtralité dans l’œuvre de Georges Sand, Grenoble, UGA Éditions, 2014, p. 27-43.
  • Reid Martine, « Mauprat, mariage et maternité chez Sand », Romantisme, 1992, n°76, p. 43-59.
  • Schaeffer Gérald, « ‘Nature’ chez George Sand : une lecture de Mauprat », Romantisme, 1980, n°30, p. 5-12.
  • Sicard Claude, « La genèse de Mauprat. Remarques sur le manuscrit du roman », Revue d’Histoire Littéraire de la France, vol. 68, n° 5, 1968, p. 782-797.
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ».]
  • Sicard Claude, « En marge d’une note de Mauprat »Revue d’Histoire Littéraire de la France, vol. 69, n° 2, 1969, p. 276-279.
    [L’article est accessible dans son intégralité via l’ENT de l’Université, en passant par l’application « Bibliothèque ».]
  • Trigalot Guy, « Mauprat de George Sand, à la croisée du Romantisme et des courants littéraires de la fin du XIXe siècle », Traverse, 2011, p. 115-132.
  • Zanone Damien, « Romantiques ou romanesques ? Situer les romans de George Sand », George Sand, « le génie narratif », Littérature, n°134, 2004, p. 5-21.
    Cet article ne porte pas sur Mauprat mais s’intéresse plus largement à la façon dont sont employés les mots « romantique » et « romanesque » dans quelques autres romans de Sand. Les deux adjectifs sont en effet opposés dans une phrase tirée du Dernier amour (1865), prononcée par le narrateur, M. Sylvestre : « J’avais été romantique comme tout le monde  ; j’étais, je suis resté romanesque ». C’est le point de départ de la réflexion de D. Zanone. Le corpus retenu pour cette étude est composé d’une part de romans de jeunesse, quasi contemporains de Mauprat (entre 1532 et 1536), et d’autre part d’ouvrages parus dans les quinze dernières années de la vie de Sand, entre 1861 et 1868. Cela permet de montrer quelles évolutions ont subi ces catégories au cours de la longue carrière de la romancière.

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Genet

→ Au programme : Jean Genet, Les Bonnes, édition de Michel Corvin, version définitive (1968), Paris, Gallimard, Folio théâtre, n° 55, 2001 – le texte au programme est aux p. 7 à 113 ; Le Balcon, édition de Michel Corvin, Paris, Gallimard, Folio théâtre, n° 74, 2002.

  • Captation des Bonnes, mise en scène par Jacques Vincey.
  • En 2006, Les Bonnes et Le Balcon étaient au programme du concours d’entrée de l’ENS et ces œuvres ont fait l’objet de la composition française du concours. On peut lire ici le rapport du jury traitant de cette épreuve et sa proposition de corrigé du sujet soumis aux candidats, que nous aurons l’occasion d’analyser dans nos séances à la rentrée.

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Murnau (int.)
      • Murnau, Nosferatu, 1922.
  • Fiche pédagogique rédigée par Marie-France Touati-Caraguel et François Perron, festival Premier plans. Programmation « La Peur au cinéma », 2010.
  • Analyse filmique : Mireille Kentzinger, « Fonctionnement du hors-champ. Analyse de quelques plans et successions de plans dans l’Acte II de Nosferatu de F. W. Murnau (1922) ».
  • Analyse filmique : Patrick Le Goff, quelques éléments pour l’analyse du début de l’acte IV.
    [Attention, les pistes fournies ici doivent être considérées comme un matériau brut propre à nourrir la réflexion mais pas comme un modèle d’étude filmique, au sens où l’exercice est entendu aux agrégations internes de Lettres. Cette proposition ne correspond en effet pas à la structuration que l’on attend dans ces concours, où l’étude filmique constitue une forme possible de grande leçon. Elle doit être organisée comme son équivalent textuel, l’étude littéraire, c’est-à-dire comme une sorte de commentaire composé sur extrait étendu. On attend que le candidat problématise l’étude, propose un plan structuré, cohérent et progressif  en trois parties, articule constamment analyse et interprétation rigoureusement fondées sur des citations (voyez à ce sujet les rapports de jury)].
  • Initiation au vocabulaire de l’analyse filmique, d’après un cours de Laurence Moinereau, Université populaire des images.
  • Jullier Laurent, « Notes sur le style de Nosferatu (1922) à destination des candidats à l’agrégation de Lettres 2021″, document mis en ligne sur le site Academia à cette adresse. Pour ceux qui ne pourraient pas y accéder, voir ici.
  • Larouchi Chloé et alii, « Murnau et l’expressionnisme allemand », présentation d’un cycle de la Cinémathèque française, article de Critikat du 15 novembre 2006.

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