À paraître

Article

– Joubaud Pascal et Sicard Claire, « En tirant le fil de Bonaventure de Saint-Léger dans la poésie de Mellin de Saint-Gelais », XVIe siècle (Varia), à paraître.
Cet article fait le point sur la présence de Bonaventure de Saint-Léger dans la poésie de Saint-Gelais : quelle est l’étendue de ce corpus, en l’état de nos connaissances ? Qui est Bonaventure de Saint-Léger ? Comment Saint-Gelais, au-delà d’une pratique de cour, badine et aimable, s’empare-t-il du nom de cette dame pour en faire un objet poétique en accord avec une esthétique qui met en question l’identité ?

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Communications

– Sicard Claire, « ‘Laissez la verde couleur’ dans tous ses états », Chante mon Luth…’ Poésie et Musique au début de la Renaissance, entre France et Italie, Journée d’étude à Turin, décembre 2017.
Cette communication présente de façon synthétique l’ensemble des témoins manuscrits, imprimés et musicaux de la célèbre chanson de Saint-Gelais en vue de voir quelles transformations successives subit le texte, notamment dans ses versions musicales, témoignant ainsi d’évolutions dans le rapport aux genres poétiques entre les années 1535 / 40, période de la première attestation de la chanson, et les décennies suivantes qui voient le texte repris et transformé par de nombreux musiciens.

– Sicard Claire, « Pour une approche globale des anthologies poétiques manuscrites : l’exemple du BnF fr 2335 », Printemps des poètes 2018, Séminaire à Paris-Sorbonne, février 2018.
Le manuscrit BnF fr 2335 (c. 1533) est intéressant à plusieurs titres, en particulier sur le plan de l’organisation sous-jacente de l’anthologie poétique qui paraît influencée par les récentes innovations de Clément Marot dans l’imprimé. Par ailleurs, de nouvelles identifications de pièces procèdent de l’analyse de la composition de ce manuscrit et notamment de celle de l’utilisation très particulière que le copiste fait des initiales permettant l’attribution des textes à leurs auteurs et qui se trouvent, selon la section du manuscrit concernée, tantôt avant, tantôt après le poème.
Jusqu’ici, les critiques qui se sont penchés sur ce manuscrit (A.-M. Best pour son édition de Chappuys, J. Kane pour François Ier etc.) l’ont fait en s’intéressant à un poète en particulier dont ils éditaient l’œuvre ou – pour Defaux dans le cas des Fleurs de Poésie françoyse dont il considère que le ms. BnF fr 2335 est une ébauche ou une copie de travail – à un corpus limité de pièces. Or la prise en compte du manuscrit dans son ensemble, l’intérêt porté à ses principes d’organisation permettent de voir que, loin d’être peu ou mal informé quant à l’identité des auteurs des pièces qu’il collecte, le copiste de ce manuscrit nous livre au contraire des informations qui ont l’air particulièrement pertinentes.

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Recension

– Compte-rendu de : Les Poètes français de la Renaissance et leurs « libraires », éd. Denis Bjaï et François Rouget, Genève, Droz, Cahiers d’Humanisme et Renaissance, vol. 122, 2015, à paraître dans C.R.M.H.