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Contributions à des ouvrages collectifs

– « Ronsard et son coup de Jarnac », L’Histoire à la Renaissance – À la croisée des genres et des pratiques, dir. Rachel Darmon, Adeline Desbois, Arnaud Laimé et Alice Vintenon, Paris, Classiques Garnier, 2016, p. 197-218. (Lien vers la présentation de l’éditeur).
Initié à l’invitation d’Alice Vintenon, ce travail présenté le 24 mai 2012 à l’ENS examine la manière dont Ronsard, dans son Ode I, 8, traite du duel qui a opposé Guy de Chabot, baron de Jarnac, à La Chastaigneraie en 1547. Il montre comment le poète s’affranchit du récit pour présenter cet épisode contrariant pour son dédicataire principal, Henri II, d’une manière tout à la fois habile et provocatrice. L’ode s’insère ainsi dans la paradoxale stratégie de séduction par l’offense que le poète met en place dans son premier recueil.

Dictionnaire Ronsard, dir. F. Rouget, Paris, Champion, 2015 [Lien vers la présentation de l’éditeur].
Rédaction des notices « Immortalité », « Humilité » et « Orgueil ».

– « Saint-Gelais prête-voix », La Muse de l’éphémère. Formes de la poésie de circonstance de l’Antiquité à la Renaissance, dir. Aurélie Delattre et Adeline Lionetto, Paris, Classiques Garnier, « Études sur la Renaissance latine », 2014, p. 301-316 (Lien vers la présentation de l’éditeur).
D’abord présentée dans le cadre du colloque international organisé les 9 et 10 décembre 2010 en Sorbonne par Aurélie Delattre et Adeline Lionetto, cette étude examine la manière dont Mellin de Saint-Gelais use de la première personne du singulier dans ses pièces de circonstances, qu’elle le représente ou non. Elle montre notamment que – par un phénomène de vases communicants, ou peut-être de rééquilibrage – plus le je paraît proche de Saint-Gelais lui-même, plus il semble fictif et dépersonnalisé. Tout au contraire, plus ce je est a priori éloigné de l’auteur voire évidé de toute identification précise, plus il s’accorde avec l’esthétique d’un poète de cour qui, par le biais de l’image du prophète, se représente comme une instance de médiation entre un eux et un vous.

– « Les petits ruisseaux font les grandes fontaines : Charles Fontaine et sa muse marchande ». Charles Fontaine, un humaniste parisien à Lyon, dir. Élise Rajchenbach-Teller et Guillaume De Sauza, Genève, Droz, 2014, p. 201-218 (Lien vers la présentation de l’éditeur).
Ce travail porte sur la question de l’argent dans l’œuvre de Charles Fontaine durant la décennie 1550. Il montre de quelle façon s’exprime la tension entre tradition et modernité dans laquelle se trouve pris le poète parisien installé à Lyon. Ses textes témoignent en effet de logiques concurrentes, dont les équilibres sont en train de changer dans la société du temps. Certes, Fontaine, de façon traditionnelle, rejette parfois l’argent et valorise le cycle du don et du contre-don. Mais dans d’autres pièces, il n’hésite pas à rendre compte – parfois crûment – de sa fragile condition financière, voire à  s’inscrire dans la logique marchande qui tend à s’imposer en cette période de premier capitalisme. Tiré d’une communication qui a été prononcée lors du colloque de Lyon des 5 et 6 juin 2009, l’article est paru dans les actes du colloque.

– « Mellin de Saint-Gelais mis en musique par Clément Janequin », Clément Janequin : un musicien au milieu des poètes, dir. Isabelle His, Olivier Halévy et Jean Vignes, Paris, Société française de musicologie, 2013, p. 317-332 (1. Lien vers la présentation de l’éditeur, 2. Lien vers l’article).
Cet article prend place dans les actes du colloque international Clément Janequin : un musicien au milieu des poètes organisé par l’U. Paris-Diderot et la BnF, les 25 et 26 mars 2010. Son propos est d’examiner quels poèmes de Saint-Gelais Janequin a mis en musique, quels principes semblent avoir présidé à son choix et la façon dont le compositeur s’est approprié le texte poétique afin d’en proposer une interprétation voire une véritable réécriture. Il permet également de réfléchir à la manière dont Saint-Gelais envisage la diffusion de son œuvre.

– « Du miel et du fiel dans Les Amours de Ronsard (1552) », Saveurs-Savoirs, dir. Jean-Christophe Delmeule, Lille, éd. du Conseil Scientifique de l’U. Charles-de-Gaulle, coll. UL3 – Travaux et recherches, 2010, p. 103-111 (ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
Publié dans les actes du colloque international de littératures francophones et françaises Saveurs-Savoirs (Lille, 17-19 octobre 2007), cet article étudie le motif du miel et du fiel dans la première édition du recueil des Amours de Ronsard. Il rappelle que, dans un contexte culturel où l’esprit prime sur le corps, où, dans la hiérarchie des sens, le goût est peu valorisé, les images gustatives de Ronsard lui permettent certes d’exprimer une sensualité érotique qui le distingue quelque peu de ses contemporains, mais surtout d’accommoder d’autres « viandes » relevant davantage du savoir que de la saveur. C’est en effet à des modèles latins, grecs et italiens que le poète emprunte ce motif, et c’est ce qui lui confère une forme de noblesse.

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Articles et communications parus dans des revues

– « “J’irai cracher sur vos tombes”: l’étonnant hommage de Du Bellay à Saint-Gelais », Camenae, Savoir vivre et grossièreté, numéro 19, dirigé par Sylvie Laigneau-Fontaine, 2016 (lien vers le numéro de la revue).
À la mort de Saint-Gelais, suivie de près par celle du roi Henri II, Du Bellay profite des quelques feuillets restés vierges dans l’imprimé du tombeau qu’il consacre au monarque pour rendre un dernier hommage, en latin, à un poète avec lequel il a, depuis son entrée dans la carrière des Lettres, entretenu des relations ambiguës, de haine, de jalousie et d’admiration mêlées. Ce travail s’interroge sur la persistance de cette ambiguïté dans l’offrande apparemment civile d’un bref tombeau qui surprend par des choix que l’on peut considérer au moins comme maladroits et qui témoignent peut-être d’une forme de perfidie.

– Joubaud Pascal et Sicard Claire, « Le manuscrit français 2336 de la BnF, une source oubliée pour les poésies de François Ier et de Marguerite de Navarre », Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, dir. Alain Dufour et Max Engammare, Genève, Droz, vol. LXXVIII-1, n° 6, 2016, p. 91-108.
La seconde section du ms. B.N. fr 2336 est constituée par un recueil de poésie française qui n’a jusqu’ici pas été exploité par les chercheurs s’intéressant à la poésie de cour des années 1540. Il  contient pourtant un nombre significatif de pièces du roi et de sa sœur, ainsi que de poètes  gravitant dans l’entourage royal (Marot, Saint-Gelais, Claude de Bombelles). Il offre quelques versions inédites de poèmes connus et peut-être aussi un inédit de Marguerite de Navarre. L’article les présente et décrit l’organisation de la section.

– « Picrochole au miroir de Charles Quint », Le Verger, n° 1, revue en ligne du site Cornucopia, 2012, np (Lien vers l’article ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
En 2011-2012, Gargantua était inscrit au programme de Littérature française des classes de terminale littéraire. Cette communication, prononcée le 3 décembre 2011 à l’U. Paris-Diderot dans le cadre d’une matinée d’étude à destination des enseignants et des élèves de ces classes, a fait l’objet d’une publication dans le numéro 1 du Verger. L’article s’intéresse à la nature des rapports liant Picrochole et Charles Quint. Au travers de trois axes – la question de la complexion colérique et mélancolique, la manière dont la devise de l’empereur, « Plus ultra », innerve le récit et enfin le problème politique et philosophique du désir de conquête universelle – l’article montre que si le personnage de Rabelais n’est pas une simple caricature d’un modèle historique, il entretient néanmoins des liens étroits avec la figure de l’empereur.

– «  (15)42, année fantastique. Imaginaire et politique dans Les Visions d’Oger le Dannoys au royaulme de Fairie, Le Livre des visions fantastiques et Le Songe de Pantagruel de François Habert », Camenae n° 8, La Fantaisie, dir. Nicolas Correard, Christine Pigné et Alice Vintenon, revue en ligne de l’U. Paris-Sorbonne, 2010, np (Lien vers l’article dans sa publication d’origine ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
Engagé à la demande de Christine Pigné, ce travail s’intéresse à une année particulière de la production poétique de François Habert, 1542. Les œuvres retenues ont en commun d’être placées sous le signe de la fantaisie. L’article examine la conception qu’en a le poète ainsi que le rôle qu’il lui assigne. Il montre que les visions fantastiques, qui engagent un questionnement philosophique sur les rapports entre le corps et l’âme, mais aussi sur la possibilité de distinguer le vrai du faux, s’articulent dans cette œuvre à une réflexion d’ordre politique et religieux. Habert tisse ainsi, sur le mode de l’argumentation indirecte et de l’apologue, une sorte de « miroir du prince » qui ne dit pas son nom.

– « D’une noblesse l’autre : stratégies poétiques pour une imposture généalogique, le cas de Ronsard »,  actes du colloque international L’Imposture, dir. Jean-Christophe Delmeule, La Tortue verte, revue en ligne de Littérature comparée, 2010, p. 20-30 (Lien vers l’article dans sa pubication d’origine ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
Alors qu’il appartient à une famille engagée dans un processus d’« anoblissement taisible », selon les termes de l’historien George Huppert, Ronsard se présente volontiers comme issu d’une noblesse ancienne dans ses textes aussi bien que sur les pages de titre de ses recueils et œuvres collectives. À l’occasion du colloque international de littératures françaises et francophones consacré par Jean-Christophe Delmeule à la question de l’imposture, les 27, 28 et 29 octobre 2009 à Lille, cette communication se proposait d’examiner la stratégie poétique et éditoriale mise en place par le Prince des poètes français pour imposer à ses contemporains comme à la postérité l’idée de sa noblesse de sang, gagée sur sa noblesse de plume.

– « “Tu t’en iras sans moi voir la court de mon Prince” : l’exil chez Marot et Du Bellay », actes du colloque international Le Bannissement et l’exil aux XVIe et XVIIe siècles en Europe, dir. Pascale Drouet et Yan Brailowsky, La Licorne, n° 94, Rennes, Presses de l’Université, 2010, p. 197-216 (Lien vers l’article dans sa publication d’origine ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
Prononcée dans le cadre du colloque international de Nanterre organisé le 9 octobre 2009, cette communication, publiée l’année suivante dans les actes, compare la manière dont Marot et Du Bellay envisagent leur éloignement de la cour de France. Le premier vit deux périodes d’exil, lié à sa réputation en matière religieuse, en 1534-1536 d’abord, puis de 1543 jusqu’à son décès en 1544. Le second réside à Rome entre 1553 et 1557. Si ce séjour n’est pas au sens strict un exil, dans Les Regrets le poète le représente toutefois ainsi, notamment en se référant, tout comme Marot, aux Tristes d’Ovide. Les deux poètes, malgré leurs différences esthétiques, montrent que cette expérience cause la perte de leur voix mais leur permet aussi de retrouver un chant nouveau. Le bouleversement de l’exil fait paradoxalement surgir de la servitude et de la contrainte un espace de liberté où s’expriment les visions politique et religieuse des poètes, bien différentes cette fois.

– « La Carole des Rondeaux dans L’Adolescence clémentine de 1538 », L’Information littéraire, Paris, Les Belles Lettres, 2007|2, p. 16-21 (Lien vers l’article dans sa publication d’origine ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
À l’occasion de l’inscription de cette œuvre de Marot au programme de l’agrégation, cet article proposait une étude des « Rondeaux » de la seconde édition de l’Adolescence clémentine. Il y est montré que la circularité qui préside au genre se répercute au sein des pièces aussi bien que dans l’organisation de cette section du recueil, la rattachant de ce fait à la relation entre microcosme et macrocosme chère aux humanistes de la Renaissance.

– « La Querelle des femmes en paroles et en actes dans Le Livre du Courtisan de Castiglione », Acta Iassyensia Comparationis, n° 4, Le Pouvoir, U. de Iasi (Roumanie), Dpt de littérature comparée et d’esthétique, 2006, p. 25-32 (Lien vers l’article dans sa publication d’origine ; ce travail, paru il y a plus de cinq ans, est également disponible en libre accès sous l’onglet « Recueil de textes » du présent site, voir ici).
Dans le contexte de la Querelle des femmes, cet article étudie le statut de la « dame de palais » dans Le Livre du Courtisan de Castiglione en s’intéressant à la fois à ce que le dispositif de l’ouvrage dit de la place des femmes participant aux échanges, et aux positions « gynophiles » ou misogynes que défendent les interlocuteurs au cours des débats. Il montre en particulier l’ambivalence de Castiglione sur ces questions : si le point de vue favorable aux femmes semble l’emporter, l’argumentaire misogyne paraît toutefois plus efficace.

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