La poésie de la Renaissance

Le corpus étudié dans notre séquence comprendra des textes composés entre 1532 et 1563. On a coutume d’établir une distinction entre la « Génération Marot », sous le règne de François Ier (1515-1547) et ce que l’on nomme la Pléiade, à partir des premières années du règne de Henri II (1550). Certes, nous le verrons, des modifications esthétiques s’opèrent dans la poésie de cette période, ce qui explique en partie que l’on ait pu distinguer ces deux « groupes » de poètes. Mais il existe aussi – plus qu’on ne le croit souvent – des points communs entre tous ces écrivains, indépendamment de la génération à laquelle ils sont rattachés. Plan du cours [Cliquez sur le titre qui vous intéresse pour accéder au développement concerné] A. Les points communs entre les auteurs dits de la « Génération Marot » et ceux de la Pléiade a. Sur un plan politique et social → Le poète joue un rôle social dans la cité →

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Trois querelles

Les querelles, plus ou moins étendues, plus ou moins durables, émaillent le paysage de la poésie de cour dans les années 1530-1560. Nous avons déjà vu la polémique que provoque la publication du premier ouvrage de Du Bellay, en 1549. Nous nous intéressons à présent à trois autres querelles qui ont marqué l’histoire littéraire à la Renaissane. L’une est antérieure à la polémique déclenchée par la Deffence, la deuxième est contemporaine et liée à cette polémique, la troisième lui est postérieure : elle est contemporaine de la première guerre civile que connaît la France dans la seconde moitié du XVIe siècle, dans les années 1560. Ces trois querelles sont particulièrement vives et leurs enjeux sont le reflet des préoccupations, non seulement esthétiques, mais aussi sociales, politiques et religieuses du temps. Ordre chronologique et enjeux 1534-1537 : la querelle entre Marot et Sagon → une jalousie à l’égard du « Prince des poètes français » qui se pare d’enjeux religieux mais relève surtout

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Français. Le point sur le travail en classe de première générale

Plan de la page Objectifs Mise en œuvre Matériel demandé Objectifs Le travail est orienté vers la préparation des épreuves écrites et orales du baccalauréat. Il s’agit d’approfondir la maîtrise des exercices d’écriture (question sur corpus + écrit d’invention / commentaire / dissertation) tout en préparant l’oral, qui portera sur les textes et textes complémentaires étudiés en classe durant l’année. Les séquences d’enseignement sont bâties autour des quatre objets d’étude du programme « Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours », « Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours », « Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours » et « La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIe à nos jours » Au travers des textes étudiés, le but est d’étoffer la culture littéraire des élèves (parcours dans l’Histoire littéraire du XVIe siècle à nos jours, avec un accent plus fort sur le

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Correction des questions sur L’Insulte n’est pas inculte

Rappel des questions Question 1. Justifiez le choix du titre de ce documentaire, « L’insulte n’est pas inculte ». Question 2. L’insulte peut être d’une grande créativité linguistique – donnez quelques exemples de procédés (figures de style) fréquemment employés pour produire des insultes inattendues et « fleuries ». Question 3 / Définissez l’effet Arletty, l’effet Bacri, l’effet Cyrano et l’effet Haddock. Question 1 [Introduction] Le documentaire s’ouvre sur une citation de Sigmund Freud, le père de la psychanalyse : « Le premier être humain à jeter une insulte plutôt qu’une pierre est le fondateur de la civilisation ». Même si l’insulte peut a priori nous paraître brutale, violente, et en ce sens peu civilisée, le passage du geste à la parole est tout de même la manifestation d’une culture. C’est ce que met en évidence le titre du documentaire, qui joue sur une paronomase (figure de style qui consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités semblables mais qui ont des sens différents) :

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Régles de l’épreuve orale de l’E.A.F

Après l’épreuve écrite, tous les candidats aux Épreuves Anticipées de Français du baccalauréat (E.A.F.), quelle que soit leur section, présentent une épreuve orale qui dure 50 minutes en tout (30 minutes de préparation + 20 minutes de passage oral), coefficient 2. L’examen oral a pour but d’évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances, notamment celles qu’il a acquises durant l’année. Si l’épreuve fait essentiellement appel au travail mené pendant l’année, elle ne se réduit pas à la simple récitation d’une analyse déjà faite en classe. On attend que l’élève : manifeste ses compétences de lecture, exprime une sensibilité et une culture personnelles, fasse preuve de maîtrise de l’expression orale et se montre apte à dialoguer avec l’examinateur. En vue de l’examen oral, le professeur rédige pour l’ensemble des élèves de sa classe un « descriptif des lectures et activités » réalisées pendant l’année. Ce document rend compte de l’ensemble du travail effectué. Il précise le titre et la

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Écrit d’invention

L’écriture d’invention teste l’aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet de mettre en œuvre d’autres formes d’écriture que celle de la dissertation ou du commentaire, même si les sujets proposés sont souvent des dissertations ou des commentaires dissimulés : sous une forme plus libre et moins scolaire, il est en effet fréquent (mais pas systématique) que les sujets sollicitent, comme les deux autres sujets, les capacités d’analyse littéraire et d’argumentation. Le candidat doit écrire un texte en liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d’un certain nombre de consignes exposées par le libellé du sujet. L’exercice se fonde donc, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige qu’on se soit approprié la spécificité des textes proposés à la lecture (sur le plan de langue, du style et/ou de la pensée), afin d’être capable de les

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Question sur corpus

Il faut consacrer environ une heure aux questions transversales portant sur le corpus d’un sujet de bac, que l’on peut répartir comme suit : environ 30 min. pour lire, crayon en main, le corpus en cherchant les éléments susceptibles de vous aider à répondre à la question (1) et organiser un plan au brouillon (2) environ 30 min. pour rédiger DIRECTEMENT sur la copie, votre réponse en suivant scrupuleusement le plan détaillé préalablement élaboré (1 idée = 1 paragraphe). Il s’agit d’un travail assez bref (une page recto et verso maximum) vous engageant à COMPARER les différents textes sur un plan thématique et / ou formel. Il faut donc savoir se montrer synthétique (aller à l’essentiel) et organisé (préparer un plan avant de rédiger). Les correcteurs de l’épreuve attendent : – Une BRÈVE introduction (un paragraphe de 5 ou 6 lignes) présentant le corpus de façon problématisée : il ne s’agit nullement de recopier, en les juxtaposant, toutes les informations

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Méthode du commentaire

Le but du commentaire composé est d’éclairer les enjeux d’un extrait d’une trentaine de lignes environ. Ce qu’il faut avant tout rechercher, c’est ce qui s’y joue d’unique. Traditionnellement, un commentaire est composé : il suit un plan qui ne reproduit pas celui du passage étudié. Pour le bac toutefois, une organisation apparentée à l’explication linéaire – qui suit l’ordre du texte – est tolérée. Même dans ce cas, les titres donnés aux parties doivent ressembler à ceux d’un commentaire au sens strict : annoncer l’étude des lignes X à Y ne suffit pas. En outre opter pour la démarche linéaire, ne signifie pas juxtaposer des constats détachés les uns des autres. Chaque analyse doit s’intégrer dans une démonstration qui met au jour l’organisation interne du texte, de manière à rendre sensible l’unité de celui-ci. En d’autres termes, il y a bien une composition en explication linéaire, mais elle est imposée par la construction de l’extrait lui-même. Travail préparatoire Une

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Méthode de la dissertation

La dissertation est une réflexion engagée et fondée en raison. Si l’on n’a pas en tête ce principe, on a beau imiter la forme de l’exercice, on ne peut élaborer un bon devoir. Il faut donc prendre le risque de penser. Pour le faire de manière efficace et pertinente, il convient de composer sa réflexion. Comme le commentaire, la dissertation ne doit pas être un catalogue désordonné de développements, même pertinents en eux-mêmes. Tout au contraire, chaque élément du devoir doit être coordonné aux autres, c’est-à-dire organisé et disposé par rapport à ce qui précède et ce qui suit, dans une perspective de démonstration. Les parties sont conçues comme les développements logiques d’une problématique, qui est leur principe d’organisation. C’est là le cœur de la dissertation. Phase préparatoire : poser un cadre et déterminer les étapes du parcours La problématique découle du sujet. Il faut, avant toute autre chose, bien comprendre ce qu’il dit. Cela ne signifie pas seulement « savoir de quoi

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La Princesse de Montpensier, Bertrand Tavernier (2010). Une analyse filmique de Magalie Thireau (novembre 2011)

Nous présentons ici une analyse filmique de Magalie Thireau, enseignante d’Histoire et spécialiste du cinéma. Il n’a malheureusement pas été possible d’insérer dans cet article les extraits du début du film dont il est question. Avec La Princesse de Montpensier, Bertrand Tavernier nous plonge dans un XVIe siècle en proie aux guerres de religion. Habitué des films historiques, Tavernier choisit une nouvelle fois une époque charnière pour aborder le siècle de la Renaissance. Quelques années plus tôt, Que la fête commence nous plongeait déjà dans le Grand siècle finissant, la Régence de Philippe d’Orléans ouvrant un XVIIIe siècle plus libertin que le précédent, libéré du joug du monarque absolu et de sa rigidité. Le film montrait une période de transition, un entre deux siècles plein de promesses et non exempt de désillusions. La Vie et rien d’autre, de la même manière, ne montrait pas les combats de 14-18, mais la longue et douloureuse sortie de guerre et le début d’un

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Le point sur les mouvements littéraires et culturels

On désigne sous le nom de « mouvement littéraire » une manière spécifique de concevoir la littérature qui, loin d’être propre à un seul écrivain, a, au contraire, caractérisé un grand nombre d’auteurs à une période donnée de l’Histoire. Ainsi, les Classiques ont globalement tendance à rechercher l’élégance et la sobriété du style, alors que les Baroques, tout au contraire, se reconnaissent par une forme d’exubérance et d’excès dans leur écriture.

Images : comparaison, métaphore

Faisons le point sur deux figures de style importantes, comparaison et métaphore. Ces deux figures de styles font partie de la grande catégorie des images. Un auteur emploie des images lorsqu’il ne désigne pas la personne, l’idée, le sentiment ou la chose dont il parle par le mot ou le groupe de mots adéquats, mais qu’il met en valeur un aspect de cette réalité en la mettant en relation avec une représentation différente, que lui suggère son imagination. [exemple : utiliser l’image de la rose pour la jeune fille permet d’insister sur certaines qualités associées à cette fleur : beauté, fragilité, jeunesse, fraîcheur …] Comparaison Dans une comparaison, il y a toujours trois éléments en présence : le comparé (celui qui supporte la comparaison) l’outil de comparaison mot ou locution invariables : « comme », « tel que » … mais aussi verbe permettant de comparer le sujet à l’objet : « ressembler à » … le comparant (= l’image proprement dite) Exemples – Cette jeune fille ressemble à une rose Elle est

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En dehors des rangs

Le début de Gargantua présente « la généalogie & antiquité » du prince éponyme et semble dessiner sans surprise un modèle royal fondé sur la race. Mais Alcofribas Nasier – autant dire Rabelais – nuance la portée de la loi du sang : des gueux peuvent engendrer des rois, et vice versa. Le narrateur, tout roturier qu’il soit, descend peut-être « de quelque riche roi ou prince on temps jadis ». Les lignes de démarcation sociale, le haut et le bas, sont donc moins stables qu’on pourrait le croire. Non seulement des passages d’un groupe à l’autre sont possibles, mais les comportements individuels peuvent aussi être influencés par les pratiques d’autres catégories. Ainsi en va-t-il des rois rabelaisiens. On décèle en eux une certaine bonhommie aux accents bourgeois qui n’est sans doute pas à mettre au compte exclusif de la joyeuse fantaisie présidant aux chroniques rabelaisiennes. Considérons nos princes au seuil de la guerre picrocholine. Gargantua est à Paris pour étudier. Il a certes

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En ordres de bataille

Des guerres rabelaisiennes, chaque lecteur a en tête quelques images héroï-comiques : Frère Jean décimant de bon cœur ses adversaires, des contrées allègrement mises à sac ou un champ de bataille « tout couvert d’Andouilles mortes ou navrées[1] », dans une joyeuse et sanglante mêlée. Énumérations et hyperboles – qu’affectionne l’auteur du Gargantua et du Quart Livre – renforcent la confusion. Au cœur du carnage, au milieu des cervelles écrabouillées, des corps démembrés et éventrés, dans les torrents de sang, on se croirait en plein chaos. Les hommes au style très personnel de Gargantua ou de Pantagruel semblent confirmer cette impression. Que l’on pense à Jean : est-il vraiment à sa place dans les combats ? à Seuilly les moines-claustriers n’ont rien de Templiers, ils ont fait vœu de prier, non de combattre. Au moment de l’attaque picrocholine, Jean transgresse donc la règle de son ordre, et le moine-prieur le menace de sanctions. Mais, fauteur de troubles ne reculant apparemment devant aucun désordre, Jean fait

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Rabelais au plus juste (CR : Mireille Huchon, Rabelais, 2011)

Ne faut-il voir en Rabelais, avec Hugo, qu’un « Eschyle de la mangeaille », un « Homère bouffon » ? Comment envisager la biographie de ce panepistemon, homme qui sait tout, mais dont on ne sait à vrai dire pas grand-chose, à commencer par la date de naissance, vaguement située dans le large intervalle des années 1483 à 1502 ? Telles sont les questions que posent le nouvel ouvrage de Mireille Huchon. À ne considérer que la mince liasse de documents concernant Rabelais réunie à ce jour par les chercheurs, on resterait sur sa faim : seuls quelques actes officiels et une poignée de lettres personnelles nous sont parvenus. Ils donnent des repères ponctuels, notamment sur certains lieux de résidence de l’écrivain, qui est aussi un grand voyageur – du Chinonais de l’enfance à Montpellier, Rome, Lyon ou Paris en passant par Metz ou Meudon. Deux enfants parisiens, François et Junie, se profilent au détour d’une demande de légitimation adressée au pape en 1540 ; un troisième,

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Notions. Les genres et les registres

Il est fréquent que les élèves emploient l’une de ces notions pour l’autre. Faisons donc le point sur leurs significations respectives. Genres La notion de genre concerne L’ŒUVRE CONSIDÉRÉE DANS SON INTÉGRALITÉ : il s’agit en quelque sorte de « cases » que l’auteur et le lecteur établissent pour distinguer les différents types d’œuvres littéraires. Pour chacune de ces « cases », est déterminé un certain nombre de caractéristiques formelles que l’auteur respecte ou avec lesquelles il joue, voire qu’il s’emploie à transgresser. Le lecteur, de son côté, a un horizon d’attente qui fait que, lorsqu’on lui annonce qu’il va lire un roman ou un sonnet, par exemple, il s’attend à trouver un texte qui correspond à l’idée qu’il se fait de ces genres. Néanmoins cette classification, si commode soit-elle, est souple, et elle évolue selon les lieux et les époques : des genres disparaissent (l’épopée antique par exemple), d’autres apparaissent (l’autofiction, dans le dernier tiers du XXe siècle), d’autres encore

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CR – François Rouget, « Ronsard et ses adversaires protestants : une relation parodique »

Vous trouverez ici le compte-rendu d’un article savant concernant la querelle entre Ronsard et ses adversaires protestants. C’est un document que vous pouvez parcourir rapidement pour préciser et approfondir vos connaissances sur ce sujet d’entretien, si vous en avez le temps durant vos ultimes révisions, sans vous inquiéter si vous ne comprenez pas tout. Références complètes de l’article : François ROUGET, « Ronsard et ses adversaires protestants : une relation parodique », Seizième Siècle, n° 2, 2006, p. 79-94. Ronsard recourt assez peu lui-même aux registres comique et satirique dans ses propres œuvres. En revanche sa poésie a fréquemment été l’objet de parodie, que ce soit du fait d’imitateurs, d’émules ou encore d’adversaires. La querelle des Discours, qui, entre 1562 et 1563, oppose Ronsard et des huguenots, en offre un exemple. L’objet de l’article est d’examiner les moyens mis en œuvre par ces adversaires protestants pour répliquer à Ronsard. Leur stratégie, qui vise à aliéner le Prince des poètes français, passe notamment par

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Méthode de l’étude littéraire

Forme du sujet Le sujet d’une étude littéraire se présente sous la forme d’un texte long. Il s’agit d’analyser le passage proposé en gardant à l’esprit que ce travail est susceptible d’apporter un éclairage particulier sur l’œuvre dont le texte est extrait. Importance de la structure Au vu de la longueur du texte, l’analyse de ce qu’il est convenu d’appeler la structure du passage est primordiale. Les littéraires le savent, on peut exprimer des idées ou des émotions apparemment identiques de manières très différentes. L’attention accordée au style d’une part, et à l’ordre d’exposition adopté par l’auteur d’autre part, permet de déterminer la spécificité d’un texte particulier. Il faut en effet avoir à l’esprit que chaque texte est irréductible à tout autre. Lorsque plusieurs passages, dans une œuvre, semblent dire la même chose, c’est généralement sur des modes sensiblement différents. Or il s’agit bien, en étude littéraire, de rendre compte de la spécificité d’un texte précis. Ainsi, il convient d’abord

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Baudelaire, Amœnitates Belgicæ, 1864

Pour élargir notre réflexion au-delà du XVIe siècle, je vous propose d’achever la séquence par la lecture d’un recueil de Baudelaire les Amœnitates Belgicæ, composés en 1864 mais parus posthumes. Dans ce bref recueil, que l’on peut lire en ligne, ici, le poète s’en prend violemment, et souvent grossièrement à la Belgique et aux Belges. Il explique dans une lettre adressée à Narcisse Ancelle et datée du 13 novembre 1864 que « Ce livre sur la Belgique est un essayage de [ses] griffes [qu’il s’]en servir[a] plus tard contre la France ».

L’insulte n’est pas inculte

Document complémentaire – Séquence 1 niveau 1ère : documentaire de Pierre-François Gaudry, « Espèce de… l’insulte n’est pas inculte », 2012. Regardez cette vidéo et répondez aux questions ci-dessous. Attention, la vidéo intégrée ici est un peu lourde et peut nécessiter un peu de temps avant d’être lancée. Si vous ne parvenez pas à la visionner sur cette page, vous pouvez aussi aller la voir ici (version tronquée des 10 dernières minutes) ou là (avec l’accord de vos familles, désactivez la mention « filtre parental », indûment activée sur ce site pour cette vidéo – au motif qu’elle comporte des « gros mots ». La commande pour désactiver ce filtre se trouve en bas au centre de la page. Il suffit de cliquer dessus pour débloquer le visionnage). Justifiez le choix du titre de ce documentaire, « L’insulte n’est pas inculte ». L’insulte peut être d’une grande créativité linguistique – donnez quelques exemples de procédés (figures de style) fréquemment employés pour produire des insultes inattendues et « fleuries ». Définissez l’effet Arletty, l’effet Bacri,

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